samedi 11 septembre 2010

Lieu de stage ....

Nous sommes samedi après-midi le 4 septembre, du haut de mon mirador je réfléchis. Je suis au Camp Mariste pour la dernière fin de semaine de surveillance des lacs de l’été 2010. Il pleut, il vente et il fait froid ! Résultat aucun baigneur ! J’ai donc le temps de penser, de poser les pour et les contres de chacune des destinations qui nous sont offertes. Ce n’est pas une tâche facile ! D’autant plus que j’ai peine à réaliser que je suis parmi les 25 étudiants qui quitteront près de deux mois le Québec en direction d’une école primaire loin de chez nous.
Quelle belle opportunité s’offre à moi, de pouvoir élargir mes horizons et d’aller dans un autre pays poursuivre une partie de ma formation.
J’ai toujours aimé voyager, rencontrer de nouvelles personnes et m’intéresser à leur culture, qu’elle soit similaire ou totalement différente. Être obligée de travailler et interagir avec une culture autre que la mienne m’apportera, je crois, beaucoup. J’espère développer une vision différente de l’enseignement et la mettre en application dans ma vie future, j’espère aussi confirmer mon choix de carrière en allant me mettre au défi dans un autre pays. J’aime vivre la diversité ! Pour le prochain stage, plusieurs destinations m’intéressent, mais une plus que les autres.
La Suisse ! Mais pourquoi ? Pour plusieurs raisons que je vous expose dans les prochaines lignes.
Tout d’abord, plusieurs enseignants de mon entourage, dont mon EA, ont séjourné et enseigné dans ce pays. Ils m’en ont tant parlé (en bien) que j’ai envie d’aller à mon tour vivre cette expérience. Dans la même veine, une personne marquante dans ma vie est native de la Suisse. Sans cette personne je ne serais peut-être pas en train d’écrire ces mots et vous ne me connaîtriez sûrement pas. Cette personne est une de mes enseignantes du secondaire. Elle a quitté la Suisse encore enfant, mais ses origines ont fait d’elle la personne qu’elle est. Ce serait pour moi un immense bonheur et immense honneur d’aller dans son pays natal et enseigner à des jeunes comme elle m’a enseignée ici au Québec.
Aussi, je suis une personne qui a besoin d’un certain sentiment de sécurité pour pouvoir m’épanouir et ce encore plus en contexte de stage ou de cours. Je crois qu’un pays tel que la Suisse peut m’offrir cette sécurité car tout en étant dépaysée je reste en terres connues. J’ai appris au cours des dernières années à cibler mes limites et les accepter et dans le cas présent ma limite principale concerne la destination. Je ne suis pas encore prête à m’envoler pour l’Afrique, bien qu’un jour j’aimerais aller y faire un tour. Je serai trop chamboulée comparée à une destination Européenne.
Au niveau personnel, les stagiaires de l’an dernier ont mentionné plusieurs aspects dont l’organisation, point qui chez moi est à travailler. Je crois que dans un système ou l’organisation est mise de l’avant encore plus, je devrai trouver des méthodes pour développer davantage cette compétence professionnelle.
J’aime aussi l’idée que l’enseignant enseigne aussi le sport. Je suis quelqu’un qui bouge beaucoup et qui à besoin de bouger. Faire du sport avec nos élèves est un moyen de les connaître sous un autre jour et peut-être de se rapprocher de certains jeunes plus en retrait en cours magistraux.
De plus, ayant déjà eu l’immense chance de voyager avec mes parents, la Suisse reste un pays que j’aimerais découvrir par moi-même, avec mes yeux, mes idées, mon sac et mes jambes.

Si toutefois, pour des raisons d’offre et de demande je ne peux m’envoler pour la Suisse, la Belgique et le Luxembourg arrivent deuxièmes dans ma liste. Comme mentionné plus haut, l’Europe est pour moi une destination idéale.
Je ne suis jamais allée ni en Belgique ni au Luxembourg et j’en ai peu entendu parler dans ma vie.
Pour le Luxembourg, j’ai rencontré des gens forts sympathiques l’an dernier qui étaient en échange au Québec et ce dans certain mes cours. Il serait intéressant pour moi d’aller vivre une expérience similaire à la leur et passer leur dire un petit coucou au passage. Aussi, personne du profil n’a jamais encore été dans ce pays, j’aime les premières ! Je pourrais lancer une vague et venter (enfin j’espère) cette contrée !
Pour la Belgique, je ne connais aucun Belge ni aucunement le pays. Je partirais sans aucune idée véritable de ce qui m’attend tout en restant tout de même dans un système similaire à celui du Québec qui fonctionne par compétences.

Je sais par contre que nous somme vraiment beaucoup à vouloir aller dans ces dits pays. Pour éviter une guerre nationale, je ne serais pas trop triste d’aller en France. Cependant, je connais déjà bien ce pays pour y être allé à maintes reprises. Toutefois, j’y suis allée en tant que touriste et non en tant que future professionnelle de l’enseignement. J’ai toujours aimé la France et j’ai longtemps souhaité y vivre. Il pourrait être intéressant que je vive cette expérience à court terme pour vivre en partie ce rêve d’enfance et d’adolescence. Aussi, je connais beaucoup de gens en France, alors si j’ai les blues ou des problèmes je sais que je peu compter sur plusieurs personnes et ce, un peu partout sur le territoire français.

Il est sûr que peu importe la destination pour laquelle je m’envolerai en février, je développerai au cours des mois de mars et avril plusieurs compétences professionnelles et personnelles.

1 commentaire:

  1. Peut-être qu'une feuille porté par le vent connait sa destination. Peut-être bien même qu'elle puisse en décider son parcours, un arrêt prêt du chaine, une pause au dessus de l'arôme des fleurs, du nombre de rebonds au sol avant de trouver le lieu ou elle pourra sécher pour l'éternité. J'ai eu peur d'avoir peur mais jamais de ne point trouver.
    Cordialement

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